AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  S'enregistrerS'enregistrer  

Partagez | 
 

 Philippe des Isarn ou la mémoire retrouvée !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Eulalie des Isarn
Blanche hermine de 1830

avatar

Messages : 50
Date d'inscription : 07/02/2011

Jardin Secret
Et cette brèche?: Je n'en connais qu'une seule, celle qui fissure le cerveau des républicains et des légitimistes !
Et le coeur?: S'y trouve une loyauté sans faille pour Philippe VII !
Un secret?: Je ne les dis qu'à mon confesseur.

MessageSujet: Philippe des Isarn ou la mémoire retrouvée !   Lun 7 Fév - 20:45




    Philippe des Isarn
    Duc Des Isarn



    " Pourquoi serait-il plus difficile de mourir ? C'est-à-dire de passer de la vie à la mort, que de naître, c'est-à-dire de passer de la mort à la vie ? " - Jules Renard -


    Libre Réservé Pris






    Richard Armitage

    Mes entrées en République

    44 ans

    Lieutenant Colonel du 17ème Léger.

    Frère d'armes du Duc d'Aumale.

    Porté disparu en 1847.

    Officiellement décédé en 1866

    Connu pour tous et pour les autorités comme Philippe D'ERQUELINGHEN


    [/right][/td][/tr][td][/td][/table]

    " Ce sont les morts qui dirigent les vivants "


    Algérie, 27 décembre 1847,

    - Un seul cri pour appeler à l’aide tes amis et je t’égorge !

    Philippe des Isarn, désarçonné ainsi de sa monture se retrouvait avec un poignard sous la gorge. Plus loin, près des tentes la lutte faisait rage. Le Duc d’Aumale, ce prince et ami montrait toute sa bravoure et prenait le dessus malgré le nombre plus important de musulmans. Le lieutenant recula sans pouvoir se relever, son dos rampant littéralement sur le sable glacé. Son agresseur prenait un plaisir sadique à cette scène mais constatant la tournure des évènements, il agrippa Philippe par le bras, le ligota avec une solide corde, et toujours la lame dangereusement appuyée sur sa pomme d’Adam, lui ordonna d’avancer ! Ils arrivèrent bientôt au pied d’une cascade de rocheuses, où s’insinuait une minuscule grotte. Une fois à l’intérieur, ce ne fut que le noir, éternellement le noir.

    Le cou enchaîné comme on le fait pour les bêtes sauvages, le duc des Isarn fut privé de nourriture des jours durant, et n’ayant que très peu à boire. Lorsque l’agresseur nommé Khabil revint il lui jeta alors des herbes séchées et autres fruits pourris à la tête. Ainsi passa un an, un an de tortures morales des plus affreuses et parfois même physiques, où nombre de fois il fut fouetté entre autre choses. Tout était bon pour l’humilier. Le pauvre Duc virait à la folie, lorsqu’un jour tous deux devant quitter la grotte pour plus de sécurité il se rebella et se jeta au péril de sa vie sur son ennemi. La bagarre fut sanglante mais hélas l’avantage fut vite pour son agresseur, lui n’ayant que très peu de forces. Il chuta et se cogna à l’une des roches, il allait être achevé lorsqu’une détonation retentit et Khabil tomba mort. Il était sauf !

    Sauf mais amnésique ! Son sauveur, pied noir alsacien quant à lui, se nommait Louis D'ERQUELINGHEN et l’accueillit chez lui, dans un petit domaine qu’il venait d’acquérir. Les deux hommes sympathisèrent bien vite. Louis étant bonapartiste convaincu, il lui fit part bien souvent de ses idées et dès lors Philippe jusqu’à alors fervent royaliste, ne partagea que celles de son ami. Jamais le duc ne chercha à quitter l’Algérie, il n’avait nulle part où aller, et malgré la pensée qu’une famille l’attendait peut-être dans un autre pays, il ne se souvenait donc strictement de rien. Ce domaine auquel il offrait sa sueur et nombre de ses heures, pour le faire prospérer demeurait son point d’ancrage, le quitter et il se sentait déjà perdu. En outre, il avait donné sa parole d’honneur à Louis, il lui devait la vie, il ne partirait pas sans lui avoir rendu la pareille. Cela dura quinze longues années, et aucun éclaircissement ne vint à son esprit, il choisit lui-même un autre prénom, car le sien lui était totalement inconnu, quant à son âge, il le connaissait approximativement. C’est alors qu’un évènement anodin lui rendit peu à peu cette mémoire infidèle. Le jour des noces de la fille de Louis, l’alsacien chanta un air de cette région. Cet air fut pour Philippe un véritable déclic. Cet air il l’avait entendu sur le bateau à destination de l’Algérie par l’un de ses braves soldats. Il lui avait parlé de sa femme, Philippe lui avait parlé de la sienne et de sa grossesse. Au fil des heures et des jours, le reste de ses souvenirs remontèrent à la surface, l’homme blond parlant au capitaine était Aumale, son frère d’armes, tout s’enchaîna alors, tout lui revint jusqu’à son calvaire. Il bénit cette chanson de tout son être et écrivit à Oxford, car il devait savoir. Il fallait également qu’il quitte l’Algérie, il devait revenir en France, et ce même si sa parole le retenait encore ici. Il en fit part à son protecteur.


    - Ami, vous avez participé à la vie de mon domaine, chaque hectare de mes terres a été semé par vous et récolté toujours par vous. Mon domaine c’est toute ma vie, allez donc. Vous avez amplement honoré votre promesse ! Rejoignez votre épouse et votre enfant.

    Tandis qu’il préparait ses malles, un télégramme lui parvint et lui annonça le décès de Maryam de Blida, sa femme, morte treize ans plus tôt. Il apprit également l'existence d'une fille : Eulalie des Isarn, qui après avoir étudié à l’université d’Oxford se trouvait aujourd’hui auprès de la famille royale française en exil, et voyageait souvent en compagnie du duc d’Aumale en Sicile, à Zucco.

    Philippe partit tout d’abord en direction de Zucco. Il y rencontra seulement l’intendante qui lui apprit que le prince d’Aumale se trouvait à Chantilly. Il prit les premiers trains. Puis ce fut les diligences et l'Oise ... Enfin !




    " Les liens les plus invisibles laissent les marques les plus profondes ! "


    Eulalie des Isarn
    Elle est sa fille chérie, il n'a plus qu'elle au monde et rien que le fait d'avoir été tenu si loin d'elle et aussi longtemps le rend malade dès qu' il y pense. Il est prêt à tout pour la récupérer, il déteste l'idée qu'elle ait pu être adoptée par qui que ce soit, même s'il s'agit de son frère d'armes. Il a été déjà capable de dormir à même le sol devant la grille du château de Chantilly pour l'apercevoir sans doute l'a t-il déjà vue mais pas reconnue, comment le pourrait-il ? Cette impuissance à agir le rend nerveux, voir violent. Il veut la voir, lui parler, tout lui avouer, mais on lui interdit d'entrer, le prenant pour un forcené. Le pire c'est qu'il ne peut pas dire qui il est car après 26 ans et cet avis de décès officiel, qui le croirait encore ? Depuis quelques jours, il a eu néanmoins beaucoup de chances. Eulalie cherchait un grade du corps. Il s'est automatiquement présenté à l'intendant qui a pu constater qu'il faisait l'affaire (n'est-il pas un ancien soldat ?) Il attend donc impatiemment cette rencontre, et évitera de croiser Aumale au maximum.

    Clélie Corbier Gastins
    La loi d'exil sur les Orléans avait beau être levée, les frontières sont surveillées étroitement contre les opposants au régime. Philippe ayant entendu un complot dans le train qui le conduisait à la frontière franco-italienne, décida de s'en servir. Des anarchistes italiens désiraient tuer Mac Mahon. Il exigea être reçu par la Police avec un grand P. Une certaine demoiselle se présenta à lui et il lui exposa la situation. Elle opéra alors un magnifique coup de filet et empêcha l'attentat. Pour le remercier de cette gloire toute personnelle, la jeune fille lui promit de lui rendre n'importe quel service. Il sauta sur l'occasion pour lui parler d'Eulalie. C'est elle qui lui annonça l'adoption en faisant des recherches. Il lui pose également des questions très particulières la concernant, comme la décoration de sa chambre ou le parfum qu'elle porte. Parfois il se doute bien qu'il doit lui paraître très suspect, mais il veut tout connaître de la vie de sa fille.


Eulalie des Isarn et Clélie Corbier Gastins restent à votre disposition pour tout renseignement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Philippe des Isarn ou la mémoire retrouvée !
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» A retrouvé la mémoire [pv Charles]
» Guy Philippe a mis Himmler Rébu au pilori
» L'étau se ressere sur Guy Philippe
» Le Palais National un symbole puissant dans la mémoire collective
» [Mémoires de Philippe d'Orléans]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: .::AVANT DE PENETRER AU COEUR DU LABYRINTHE::. :: 
Diviser pour mieux régner
 :: Scenarii
-
Sauter vers: