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 Zita de Craon ou une ressemblance fatale !

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Zita de Craon
Grande Manitou
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Messages : 247
Date d'inscription : 06/11/2009

Jardin Secret
Et cette brèche?: Je la nie mais si elle existe, ce n'est certainement pas mon Histoire qui en pâtira ...
Et le coeur?: Pour l'instant il ne bat que de peur !
Un secret?: Je suis parait-il le portrait craché d'une Reine Médiévale !

MessageSujet: Zita de Craon ou une ressemblance fatale !    Dim 7 Nov - 18:20





Zita De CRAON


par [Nora Arzeneder]




♣️Mon identité complète: Zita, Elisabeth De Craon et De Castries
♣️Je suis né(e) le: 27 avril 1852
♣️Je suis: Comtesse de Craon et de Dreux, marquise de Garlande, mais surtout âme libérale au cœur de cette IIIème République.

♣️Je viens:

♦️de cette histoire où depuis un siècle la France change d'empereurs et de rois comme de chemise.



♣️Cette brèche:

♦️Je la connais...elle ouvre sur les Enfers.


♣️Quelles sont mes intentions:

Parfois je n'arrive toujours pas y croire et je me pense entourée de fous à lier. Quelle est donc cette autre histoire abracadabrante ? Comment peut-on être aussi illettrés au point de ne pas connaître Louis XIV, Versailles ou plus récemment Napoléon III ? Mais le pire est que l'on veut me faire croire que tout ce que l'on m'a appris durant mes cours, ne vaut rien ! Pourquoi ? Dans quel but ? Je n'en sais rien, j'ai juste entendu parler d'un Roi du nom de Philippe XV et on voudrait me convaincre qu'il règne sur la France. On a jamais dépassé six rois qui portent ce prénom là ... Cela doit être une sorte de torture, comme la goutte d'eau chinoise tombant sur un objet métallique pendant des heures, tortures à laquelle je dois résister, convaincue de ma connaissance et de mon savoir !

Mais parfois je ne peux m'empêcher de songer que si c'était vrai ... quelle horreur vraiment ! Si c'était vrai, il faudrait mettre fin à tout ça et prévenir Mac Mahon le plus rapidement possible. Déclarer la guerre que sais je ! Ca serait tellement malsain d'avoir deux histoires parallèles, ça ne serait pas même naturel ... comment pourrait-on vivre jusqu'à la fin des temps avec cette idée ? Mais je crois hélas avoir compris comment EUX ont décidé de mettre fin à MON monde ! Ils n'y arriveront jamais, mes intentions ? Résister ! Résister et encore Résister ! Si je tiens vraiment le destin de mon histoire entre mes mains, je n'écarterai certainement pas les doigts pour la laisser filer comme sable de mer !





♣️Prénom et/ou pseudo:Lisa
♣️Age: 20 et quelques Very Happy
♣️Comment avez-vous connu le forum? C'est moi qui l'ai crée ! Razz
♣️Fréquence de connexion: 7j / 7
♣️Code du règlement: Code bon by me
♣️Question? suggestion? petit mot?Longue vie à Et Si ! Mon petit bébé !


***********************
Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom !

LIBERTÉ !
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Zita de Craon
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Et cette brèche?: Je la nie mais si elle existe, ce n'est certainement pas mon Histoire qui en pâtira ...
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Un secret?: Je suis parait-il le portrait craché d'une Reine Médiévale !

MessageSujet: Re: Zita de Craon ou une ressemblance fatale !    Ven 12 Nov - 17:38



Celui qui m’a enlevé et conduite jusqu’ici pourrait très certainement, plus vous renseigner à mon sujet que je ne suis capable de le faire … admettez que c’est tout de même surprenant, pourtant c’est ainsi, et croyez bien que j’en suis encore bien retournée. Néanmoins, je vais vous confier certaines choses de mon existence, que ce bon monsieur ne pourra jamais vous révéler.

Mon prénom tout abord, est tout droit sorti de l’alphabet grec, Zêta. Il est également celui d’une Sainte fêtée le 27 avril. 27 avril 1852, jour de ma naissance à Saint Petersbourg. Ce n’est donc pas une coïncidence si je me nomme ainsi, de plus ce prénom est typiquement utilisée dans les pays slaves et mon père est un amoureux de ces contrées où l’on danse pour oublier le froid et où on chante pour oublier la faim. La gaité des miséreux comme on la surnomme là bas ! Mon père, ne vous y trompez pas, malgré ses vêtements bien souvent humbles en dehors des cérémonies officielles, fait partie de la crème de la crème de notre société … Descendant direct d’une des plus vieilles familles aristocratiques de France, il est encore aujourd’hui prisé dans tous les salons de Paris où malgré son absence, son nom est évoqué. Salons républicains ou royalistes d’ailleurs. Le nom et le sang pour les uns, les convictions pour les autres. En effet, sa renommée est grande dans tous les courants et je pourrai même dire qu’il est le trait d’union entre des politiques totalement opposées. Par exemple, au moment de la Commune, mon père refusa d’obéir aux ordres de Thiers et de charger sur la population, cependant il refusa de s’allier aux Communards pour incendier les Tuileries. J’ai toujours admiré le fait que mon géniteur écoute toujours ce que lui dictait son cœur, quitte à déplaire, je suis tellement fière de lui. Hélas c’est tout de même pour se faire oublier quelque temps du pays, où certains députés lui gardent rancune, que Mac Mahon l’a nommé grand ambassadeur de Russie. Promotion ou exil ? On ne le sait pas. Pour ma part je n’allais pas m’en plaindre, mon père retenu souvent en France alors que je vivais dans le pays du tsar Alexandre III, me revenait enfin. D’ailleurs il serait peut-être temps que je me penche sur cette grande période de ma vie.


Institut Smolny 1864

- Qui m’a volé le portrait qui était sous mon oreiller ??? Rendez le moi tout de suite !

Une jeune fille aussi brune que l’ébène, en chemise de nuit boutonnée jusqu’au cou et longue jusqu’aux pieds, courait dans l’immense dortoir, le visage rouge de colère. Je redressais la tête de ma lecture ainsi interrompue, pour voir de qui il s’agissait. Je ne fus pas étonnée d’apprendre que c’était Katia Dolgorouki, la princesse qui accumulait les zéro de conduite et donc que tout le monde voulait ridiculiser. D’autres élèves dans un coin, tenait visiblement le petit portrait qu’elle cherchait et se moquaient d’elle ouvertement. Katia les vit et fonça directement sur elles. A peine repérée, les autres se lancèrent l’objet comme une balle. Cela m’agaçait au plus haut point de les voir s’acharner sur elle. Tout était bon, les croches pieds, la nourriture tombée, maintenant le vol ainsi que le plaisir sadique de lui tirer les cheveux et la voir courir de lit en lit pour récupérer son bien. Ce petit manège dura plusieurs minutes, Katia suffocante cessa sa course, et une dizaine d’élèves la renversa afin de la frapper à coup d’oreillers. La voyant à terre, je me levai sans hésitation et la sortais de ce cercle de petites prétentieuses.

- Assez ! Laissez-la en paix !

Surprises d’entendre l’élève calme que j’étais se rebeller contre leur autorité, elles se calmèrent, mais avec un regard plein de morgue. En effet je n’avais que douze ans à l’époque, et elles en avaient pour la plupart plus de dix sept. Elles n’allaient certainement pas en rester là, mais je profitais de leur étonnement pour arracher à l’une d’elle, le dit portrait. Ce fut à mon tour d’être stupéfaite en voyant qui y était représenté. Mais je n’eus pas le temps de m’éterniser, une de nos maîtresses rentrait dans le dortoir en tapant des mains. Aussitôt on se mit en rang et je rendais son bien à Katia tout en lui offrant un sourire amical.

- Allons, allons mesdemoiselles que se passe t-il ?

Un silence lourd répondit au sévère professeur, et nous baissions toutes la tête. Katia hélas, était presque au centre de la pièce avec son portrait en main, et aussitôt attira son attention. Il faut dire qu’elle en avait l’habitude. La femme s’avança et lui arracha presque l’objet des mains qu’elle contempla avec un sourire cynique.

- Les jeunes filles d’un pensionnant impérial ont le droit d’être un peu amoureuses de l’empereur. Lorsque nous avions votre âge mesdemoiselles, nous rêvions de feu le tsar Nicolas Ier !

Les chipies de tout à l’heure laissèrent échapper un petit rire cristallin tout innocent, très loin des harpies d’il y a quelques minutes. Je levais les yeux au ciel, tandis que la maîtresse elle haussait la voix.

- Mais nous le respections ! Et aucune d’entre nous ne se serait permise de jouer avec son portrait ! Et pour commencer je le confisque ce portrait !

Katia, soudain les yeux exorbités paraissait avoir reçu un grand coup au cœur.

- Non, ce n’est pas possible, vous n’avez pas le droit !

- Ah ? Comment ça je n’ai pas le droit et bien vous aurez en plus un zéro de conduite ! ça ne fera jamais que le quinzième en dix jours !

Je voulus de nouveau prendre la défense de Katia qui semblait vraiment accablée.

- Madame, je vous en prie, c’est moi qui ai provoqué tout ce bruit tout à l’heure. C’est moi qui ai joué avec le portrait du tsar et qui lui ai manqué de respect. Si vous devez donner un zéro de conduite à quelqu’un, alors que ce soit à moi.

Après un moment de réflexion, la peste qui nous éduquait tous les jours, eut un rictus méchant.

- La solidarité et l’amitié sont des valeurs que nous admirons toutes et puisque tel est votre souhait, vous aurez donc également cette note dans votre carnet. Mais cela n’excuse en rien le comportement de mademoiselle Dol ...

- Et si je vous disais que c’est l’empereur en personne qui m’a donné cet objet de lui ?

La voix de Katia venait d’interrompre celle de l’enseignante qui la regarda outrée d’un pareil toupet.

- Le tsar ?

- Parfaitement le tsar !

- Et à quelle occasion ?

- Il venait un jour nous rendre visite.

- Incroyable !

- Pourquoi ? Vous n’ignorez pas que les Dolgorouki sont une famille aussi ancienne que les Romanov !

- Et alors ?

- Nous avons passé la soirée ensemble lui et moi, et nous avons même bu du champagne !

- Voyez vous ça !

Impuissante, je voyais Katia s’enfoncer de plus en plus dans son mensonge et j’en étais triste pour elle. [/color]

- Et il m’a trouvée très bien élevée ! Ainsi lorsque vous me mettez des zéro de conduite toute la journée vous offensez sa Majesté !

Je faillis bien éclater de rire à cette sortie, mais ce n’était pas du tout le moment !

- Eh bien mademoiselle, j’ai le plaisir de vous annoncer que l’Impératrice ne nous fera pas l’honneur de sa visite annuelle et que c’est le tsar qui s’est annoncé à sa place. Nous pourrons ainsi vérifier l’exactitude de cette histoire. Et maintenant je veux le silence ! Allez toutes vous coucher !

La mégère remonta le petit escalier et sortit du dortoir. J’allais regagner mon lit comme on venait de nous l’ordonner, lorsque Katia m’attrapa gentiment par le bras.

- Merci d’avoir pris ma défense, je n’oublierai pas.

Un sourire reconnaissant éclaira sa mine déconfite de tantôt.

- Je t’en prie, j’ai fait ce qui me semblait juste ! Est-ce vrai que le tsar t’a offert ce portrait ?

- Non, mais je saurai bien lui faire dire que oui.

Sa confiance en elle me laissa perplexe mais je savais cette fille capable de tout. En effet dès le lendemain, non seulement elle sut par des battements de cils attendrir l’empereur, mais elle obtint la sortie en traîneau habituellement réservée à la première de l’école. Je dois bien l’avouer, j’étais non seulement heureuse pour elle mais aussi en admiration devant une telle pugnacité. En particulier lorsqu’elle revint quelques heures plus tard et nous annonça une très bonne nouvelle :

- Sa Majesté vous fait ses compliments mesdemoiselles. Quant à vous mesdames, il trouve votre établissement très bien tenu. MAIS il ordonne une amnistie générale pour les zéro de conduite.

Tandis que le corps professoral s’évanouissait presque, tout le monde exultait, et je n’étais pas la dernière. C’est dans cette euphorie, que Katia et moi nous nous serrions dans les bras durant plusieurs minutes.

- Comment as-tu réussi un tel miracle ?

- Je te raconterai un jour, je te le promets ! Cependant …

- Oui ?

- Si un jour, j’avais un rôle qui te déplairait, resteras tu toujours mon amie ? Car nous le sommes, maintenant n’est ce pas ?

- Oui bien sûr et jamais je ne te jugerai mal !

Ce fut là les prémices d’une amitié sincère et solide qui persista malgré les séparations et le temps. Katia cependant ne me raconta jamais, ce qui s'était passé ce jour là entre Alexandre III et elle. Quelques années plus tard, j’appris que ma meilleure amie était devenue la favorite en titre du tsar et qu’elle lui avait donné de beaux enfants. Si je dois bien admettre que je fus légèrement choquée, car je ne cautionne ni le concubinage et l’adultère, j’ai fait preuve de tolérance. S’ils s’aiment … pourquoi pas. Pour avoir rencontré le tsar à certaines occasions, car invitée par Katia, je sais qu’il l’épousera dès que son épouse sera décédée, au risque même de scandaliser l’Europe. Il m’a dit lui-même vouloir réparer au plus vite sa faute. Je lui fais confiance. C’est un homme bon et libéral, ce qui ne peut que trouver grâce à mes yeux. Il a en projet de très grandes réformes pour le peuple et a même aboli le servage. Ses ministres en grincent des dents mais qu’importe face à des millions de sujets enfin libres ! Je ne peux que soutenir l’influence capitale que Katia exerce sur lui, malgré la générosité naturelle qu’il possède. Je pensais n’être jamais séparée d’elle, lorsqu’une lettre de ma tante Elisabeth de Castries me parvint à notre hôtel particulier :

" Ma chère nièce,

Nous aimerions vous avoir à nos côté pour un évènement important et pour vos bons conseils que vous ne manquerez pas, j’en suis sûre de nous offrir. Pouvez vous nous renvoyer un télégramme avec date et heure de votre arrivée à Paris.

Nous nous languissons de vous ma chère nièce. Hâtez vous.

Affectueusement,

Votre tante "


Je répondais donc que je serai en France au cours du mois de novembre 1872, soit deux mois plus tard après réception de son courrier. J’allais découvrir un pays dont mon père me parlait sans cesse, mais que je ne connaissais que par ses récits seulement.

Décembre 1872


{En construction}



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