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 Fiancés mais étrangers l'un à l'autre ... {Zita/Philippe XV}

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Zita de Craon
Grande Manitou
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Messages : 247
Date d'inscription : 06/11/2009

Jardin Secret
Et cette brèche?: Je la nie mais si elle existe, ce n'est certainement pas mon Histoire qui en pâtira ...
Et le coeur?: Pour l'instant il ne bat que de peur !
Un secret?: Je suis parait-il le portrait craché d'une Reine Médiévale !

MessageSujet: Fiancés mais étrangers l'un à l'autre ... {Zita/Philippe XV}   Sam 20 Nov - 14:00


Je suis à l'envers de la terre
Et vous me faites perdre la tête
Je suis dans un autre univers
Réveillez-moi que tout s'arrête !


- Il n’y a jamais eu de Philippe XV, il n’existe pas ! Le 14 juillet 1789 a bien eu lieu et la France est aujourd’hui une République.

Zita déambulait de long en large dans sa petite chambre, verrouillée à double tour. Elle récitait à haute voix, cette vérité absolue comme pour enlever de son esprit, les mauvaises ondes envoyées par ses geôliers. Il lui semblait qu’à tout moment, dans cette maison de fous, qu’elle-même était sur le point de céder à la folie. Les traits fatigués, elle n’avait guère dormi cette nuit là encore. Dormir et rêver ne lui faisaient que trop remarquer au réveil, qu’elle se trouvait bien dans ce lieu mystérieux où nul ne connaissait même Louis XIV, le Roi Soleil.

Pourquoi lui faisait-on subir un tel lavage de cerveau contre lequel elle luttait de toutes ses forces ? Quel était l’intérêt de cette manœuvre atroce ? Qu'avait-elle donc fait pour qu'on s'acharne autant sur elle ? Le ministre lui avait dit à demi mots, qu’il s’agissait d’une phase obligée pour épouser le Roi de France. Mariage ? Pourquoi un mariage ? Et pourquoi elle ? D'ailleurs avait-elle donné son consentement à un tel projet ? Visiblement, son avis intéressait peu !

Ah ce satané ministre qui s’était présenté à elle sous une fausse identité, celle du baron Mercier, afin de mieux la manipuler.Qu'est ce qu'elle avait pu être naïve ! Pourquoi l'avoir dupé sur son nom ? Pourquoi également s’être autant intéressé à sa généalogie, et plus particulièrement à ses ancêtres médiévaux ? Pourquoi cet enlèvement et cette séquestration ? La jeune fille se posait une fois de plus ces questions qui lui donnaient la migraine, les mains sur les hanches, les yeux empreints d’une colère sourde, elle se précipita à la porte pour tambouriner une énième fois dessus.

- LAISSEZ-MOI SORTIR D’ICI ! UN JOUR, JE VOUS LE FERAI PAYER !

Après avoir mis à mal ses cordes vocales depuis des semaines par ce genre de phrase indignées et impuissantes, Zita toussa et prodigua un coup de pied au mur qui lui faisait face ! Puis elle se dirigea vers la fenêtre. Une étendue d’herbe et quelques pâtés de maisons, voilà tout ce qu'elle pouvait apercevoir dans ce champ de vision restreint, à quel étage se trouvait-elle ? A qui appartenait cette fort riche maison ? Le premier soir suivant son arrivée, la jeune femme avait cassé un des carreaux mais bien sûr cela s’était entendu de loin. En outre, à moins de se rompre les deux jambes, elle n’avait aucune chance de s’enfuir, et même en nouant ses draps. Elle était véritablement prise au piège. Devant une telle constatation, il ne lui restait plus qu’une seule chance, amadouer sa geôlière qui paraissait intriguée voire fascinée par elle. Elle devait obtenir d’elle, une permission de sortir, un quelconque appui et lui fausser compagnie à la première occasion.

Zita réfléchissait à quelque moyen d’y parvenir, lorsqu’elle entendit des pas sur le parquet, se rapprochant de sa chambre. Etait-ce Philippa ? Devait-elle l’assommer une fois qu’elle franchirait la porte ? L’idée si alléchante fut-elle ne fit que lui traverser l’esprit et elle ne se dissimula donc pas derrière l’embrasure, avec un quelqu’un objet. Elle demeura ainsi prostrée sur son lit quelques secondes, avant de se relever pour arranger cheveux et toilette. Si elle devait manipuler Philippa, autant ne pas avoir une mine de déterrée et sans arborer un sourire de fête, lui faire bon accueil.

Cependant lorsque la porte s’ouvrit, ce ne fut pas la silhouette de sa geôlière qui lui apparut, mais bien celle d’un homme. Brun, grand, bien fait, et il fallait bien l’avouer séduisant … Hélas, toute personne qui pénétrait ici portait pratiquement l’étiquette : Ennemi collée sur le front. Elle le regarda donc immédiatement avec une méfiance compréhensible et ses sourcils se froncèrent.

- Qui êtes vous ? Que me voulez vous ?

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Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
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MessageSujet: Re: Fiancés mais étrangers l'un à l'autre ... {Zita/Philippe XV}   Ven 10 Déc - 23:56

Spoiler:
 

    Il y avait déjà un certain temps que Louis de Marsailly était venu exposer son idée à Philippe, ou plutôt, son plan génial, comme il le disait. Toutefois, il devait bien admettre que, s'il n'avait pas été conquis par cette idée dès le départ, mais l'implication et la foi de Marsailly avaient fini par le contaminer, et le roi avait fini par être véritablement séduit par ce plan. Après tout, quand on y réfléchissait, quoi de plus normal ? Cela présentait le grand avantage de résoudre en même temps deux de ses problèmes les plus importants. Si cela fonctionnait, refermer cette brèche lui enlèverait une épine du pied, c'était évidemment. Et même si cela ne fonctionnait pas correctement pour la brèche, il serait au moins marié, et ceci également était quelque chose qui lui apparaissait alors capital. Il était insensé qu'il n'ait toujours pas d'enfants alors que déjà se profilait l'ombre de l'année 1875, année maudite, à laquelle il avait malheureusement bien peur de ne pouvoir survivre... Il fallait absolument qu'il puisse être père, que la dynastie des Capétien-Garlande ne s'éteigne pas avec lui, et que le trône ne tombe pas aux mains des Sérouville. Oui, vraiment, se marier devenait urgent pour Philippe.

    Oh, bien sûr, l'affaire était loin d'être réglée. Il ne l'avait jamais vue, cette jeune fille qui descendait apparemment elle aussi de son ancêtre Agnès de Garlande, et elle risquait de ne pas être totalement d'accord avec l'idée de se marier avec un inconnu, surtout alors qu'elle venait de se retrouver emporter dans ce monde qui n'était pas le sien. Mais qu'importe. Marsailly avait réussi à la ramener, elle était là , et c'était le plus important. Le reste pourrait toujours s'arranger.

    En attendant, aujourd'hui, il allait la voir enfin. Sa fiancée, Zita de Craon, comme elle s'appelait, qui était gardée par les de Monceau, dans leur hôtel particulier. L'idée qu'ils allaient enfin se rencontrer lui faisait tout drôle. Serait-elle comme il se l'imaginait, comme on la lui avait décrite ? Ressemblait-elle réellement à leur ancêtre ? Tant de question qui allaient enfin trouver leur réponse...Philippe inspira une dernière fois et poussa la porte de la chambre.

    Elle était là. Exactement comme il l'avait pensée. Et curieusement oui, tout à fait semblable au portrait d'Agnès de Garlande qui se trouvait au palais de la Cité. Oui, il n'y avait pas de toute, c'était bien elle. Bien sûr, elle ne le connaissait pas ; il n'y avait rien d'anormal à ce regard méfiant lorsqu'elle lui demanda qui elle était. Il lui adressa un sourire bienveillant et s'inclina légèrement avant de répondre.

    - Bonjour, mademoiselle de Craon. Je me présente : je me suis Philippe, quinzième du nom, roi de France. Je suppose que l'on a du vous parler de moi... Soyez la bienvenue dans mon royaume.
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Zita de Craon
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MessageSujet: Re: Fiancés mais étrangers l'un à l'autre ... {Zita/Philippe XV}   Ven 21 Jan - 14:23

La jeune femme dans sa stupéfaction évidente, dévisagea et détailla même de haut en bas, l'homme qui se tenait devant elle. Comme si elle n'y croyait pas, comme si cet inconnu n'était rien d'autre qu'un fantôme prêt à la hanter jusqu'à la fin des temps. Pourtant, il n'avait guèrel'air d'un bourreau. De ce bourreau qu'elle imaginait depuis son arrivée ici et sa séquestration. Cependant, elle ne se leurrait pas, il n'en restait pas moins le commanditaire de son rapt et de son enfermement. L'habit ne fait pas le moine, et l'innocence de son visage ne le rendait pas moins coupable de son geste. Quand il se nomma et la salua, elle émit un imperceptible rire ironique. Philippe XV ... ENCORE ! Qu'avaient-ils donc dans ce pays - s'il s'agissait d'un pays - à ne dire que des inepties de la sorte ? Un Roi ? Elle voulait bien admettre que la plupart de l'Europe était encore bel et bien gouvernée par des souverains, mais pas la France. Or justement, ce qui la déboussolait depuis le commencement de sa captivité était bien l'équation Roi et France. Pourquoi ? Avait-elle mal compris ? Était-ce une nation dont l'appellation avait la quasi même consonance que la France ?

Elle laissa planer un silence qui ne se voulait ni lourd, ni plein de paroles. Bien au contraire, elle ne savait quoi répondre à son interlocuteur. Ses yeux fixés sur lui jusqu'à présent, se baissèrent tout à coup. Quelques instants, elle songea à une réponse banale et commune qu'elle pourrait lui adresser. Mais après mûre réflexion, elle décida de jouer le jeu pour en apprendre le plus possible sur ce monde bien étrange. A son salut, elle lui rendit une gracieuse révérence.

- Je vous remercie de votre accueil Majesté. Je suis enchantée de vous rencontrer enfin, car en effet j'ai eu l'honneur, d'entendre de fort nombreuses choses à votre sujet.


Elle marqua un temps d'arrêt, le temps de faire quelques pas en sa direction.

- Je souhaiterai vous poser quelques questions Sire, si bien sûr les charges de l'Etat vous le permettent ?

Elle lui indiqua un des deux fauteuils disponibles dans la chambre où on la retenait prisonnière. Il sembla hésiter quelques secondes mais finalement se fraya un chemin pour s'asseoir. A cet instant, Zita ne put s'empêcher de songer qu'il s'agissait de la première fois où elle recevait un homme dans sa chambre. Les convenances ainsi bafouées qu'on lui avait inculquées à Smolny et en France une fois adolescente, la firent rougir énormément. Mais en quel endroit aurait-elle pu le recevoir, alors qu'elle n'avait que celui là à disposition ? Elle s'en cacha du mieux qu'elle pût avant de prendre elle même place sur l'un des sièges.

- Sire, toute cette situation est insensée. Je suis certaine qu'il y a eu un grave malentendu. Je ne comprends pas pourquoi on me retient dans cet hôtel particulier, contre ma volonté. On me parle de mariage avec Votre Majesté ...

Le ridicule, une fois de plus de cette proposition à laquelle elle n'entendait rien, faillit lui arracher un rire nerveux. Mais elle se contint, il fallait garder son sang froid. Si elle se mettait en colère ou le vexait, il pouvait ne rien lui confier du tout. Or, elle voulait savoir aujourd'hui et maintenant.

- Certes, un généalogiste engagé par mon oncle le président Mac Mahon, a pu remonter jusqu'à Louis VI le Gros pour établir que je descendais de son fils Robert de Dreux. Mais de là à épouser un Roi ... Un Roi de F-R-A-N-C-E ?

Elle fit exprès d'insister sur le nom du pays pour être enfin fixée. Se trompait-elle ? Apparemment non, il ne rectifia pas et garda le silence. Qui ne dit mot, consent ! La bouche de Zita s'entrouvrit une fois encore de stupeur. Ces sourcils se froncèrent à nouveau, et tandis que sa bonne volonté s'effondrait, le titre de Majesté s'ôta de ses lèvres. Cet homme se moquait d'elle ouvertement, comme Louis Marsailly et Philippa de Monceau avant lui. La jeune femme était bien décidée à lutter contre leurs contes.

- Monsieur, je pourrai vous réciter des premiers mérovingiens aux derniers Bourbons, en passant par les Empereurs ceux qui ont gouverné notre belle France. Or le dernier Philippe que je connaisse était le Sixième du nom et a régné au XIVème siècle. En outre, depuis 1848 il n'y a plus aucun Roi en France. Je vous prie donc de cesser cette comédie et de vous expliquer sur cette mascarade grotesque !

La jeune femme exténuée par cette torture morale qu'on lui infligeait depuis des jours, se leva sous la colère qui explosait enfin.

Spoiler:
 

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