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 petite fugue au clair de lune...

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Eugénie de Baroeul

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MessageSujet: petite fugue au clair de lune...   Dim 28 Nov - 21:11

Dans la pénombre de la soirée, un cheval au galop traversait les rues. Son pas puissant martelait le sol dans un claquement sourd qui avertissait les passants de son arrivée. Sa robe sombre et luisante de sueur brillait sous l’éclat pâle de la lune qui montait dans le ciel. A ses lèvres, une écume épaisse laissait présumer de l’état d’énervement de l’animal tandis que son souffle rapide et puissant révélait la fatigue due à sa course effrénée. Si on ne désirait pas se faire renverser, à son approche, on devait se glisser de côté afin de s’écarter de la route du cavalier encapuchonné.

A quelques rues de là, une autre silhouette plus frêle glissait furtivement le long des murs sans attirer la moindre attention. Silencieuse et rapide, elle marchait avec agilité, évitant toutes les sources lumineuses et sonores. Il semblait évident que ce n’était pas la première fois qu’elle se promenait de cette manière. Profitant du ramdam que faisait le cavalier, elle avançait sans se faire remarquer…

Mais… il est bien connu que lorsqu’un chat et une souris jouent dans la même coure, rien de bon ne peut en ressortir…
Et tandis que notre agile petite souris entreprit de traversée la plus grande allée de la même manière que les précédentes, notre gros chat bruyant y parvient en trombe à son tour, manquant de justesse de la piétiner. L’étalon se cabra, hennit avec fureur avant de ruer comme un fou. Le cavalier fut alors éjecté avec force de la selle, passât au dessus des rennes de l’animal et atterrit pile sur l’objet des ruades de son cheval…

Reprenant son souffle avec difficulté, la jeune femme repoussa le cavalier qui lui était tombé dessus. Il avait perdu connaissance mais à en croire la finesse du tissu utilisé pour ses vêtements, ce devait être le fils d’une riche famille. Réprimant une grimace de dégoût, Eugénie vérifia qu’il était toujours en vie. Son souffle était court mais son cœur battait toujours à un rythme acceptable. Rien d’étonnant puisqu’elle avait amortis la chute de ce petit présomptueux en redingote. Lui passant les bras sous les aisselles, elle l’emmena non loin de l’entrée du Louvre. Là, il ne risquait rien et quelqu’un le trouverait bien assez tôt… Elle tira la cape du jeune homme et la passât autour d’elle. C’était mieux ainsi, avec cette cape et cette capuche, elle serait encore plus discrète qu’une ombre… Elle le laissa assit contre un mur et s’en allât sans même se retourner. Ce soir, elle ne désirait pas s’occuper de ce genre d’homme, elle s’était éclipsée de chez elle pour avoir la paix, ce n’était certainement pas pour y retourner.

Levant les yeux au ciel, elle chercha la Lune du regard pour se repérer, il ne lui restait plus que quelques heures avant qu’elle ne doive rentrer chez elle. Avec un soupir, elle resserra les pans de la cape autour d’elle et reprit la route en boitillant. Cet idiot avait réussit à la blesser. Heureusement, ses vêtements semblaient être intact quoi qu’un peu souillés. Heureusement, elle ne se rendait pas dans un lieu peuplé, au contraire, se serrait plutôt désert…

Quand enfin, elle aperçut le jardin des plantes, elle sourit et se glissa à l’intérieur avec plaisir. Le paysage était enchanteur et l’air emplis de saveurs en tout genre. A cette heure de la nuit, les plantes se fermaient mais laissaient encore échapper un parfum lourd dans l’air. Avec lenteur, elle suivit le petit chemin qui serpentait depuis l'entrée en retirant la capuche qui masquait son visage et retira sa cape. Se penchant, la jeune femme retira ses chaussures et ses bas qu’elle abandonna avec sa cape, au pied du plus grand Saule pleureur du jardin. Puis à pieds nus et en soulevant le bas de sa robe et de ses jupons, elle se promena pour gouter la fraicheur de la rosée du soir. C’était pour la jeune femme un plaisir caché qui lui donnait la sensation de liberté qui lui manquait souvent dans sa réalité…

Cependant, si elle appréciait sa sortie nocturne et secrète, elle n’en avait pas moins un but. Un rendez-vous, qui était tout autant confidentiel avec la personne la plus chère à son cœur. Sa sœur de cœur, celle pour qui elle ferait n’importe quoi.
Elle ne savait plus exactement pour quelle raison ni dans quelle circonstance elles avaient pris ce rendez-vous secret mais à présent que la date était arrivée, elle ne comptait pas se défiler… Alors, elle l’attendrait là, jusqu’à ce qu’elle la rejoigne ou jusqu’à ce que le jour se lève et qu’elle doive rentrer chez elle…
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Isabelle de Sérouville
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MessageSujet: Re: petite fugue au clair de lune...   Jeu 2 Déc - 20:48

Fanette n’oserait révéler quoi que ce soit. Isabelle en était certaine, alors que ses chaussures glissaient sur le pavé humide de la capitale. Enveloppée dans un manteau léger pour se garder de la fraîcheur du soir, la jeune princesse songeait aux minutes qui venaient de s’écouler peu avant son départ, le regard assombri. Les âges avaient eu raison de son insouciance, mais chaque jour, son père ne cessait de la couver, de s’inquiéter de ses fréquentations, parfois de ses sorties. Avait-elle donc éternellement 17ans ? Resterait-elle donc cette jeune fille imprudente, cherchant auprès de son parrain le seul moyen de s’échapper de sa cage ?
Les dents serrées, les poings fermés autour des pans de son manteau sombre, Isabelle laissait volontairement s’échapper de longues mèches de cheveux bruns, flottant sur ses joues pâles. Elle stoppa sa petite course au carrefour Saint Pierre, laissa passer quelques coches, observant les lanterniers allumer les lampadaires publics. La nuit tombait rapidement et dans quelques minutes, les rues seraient assez sombres pour que la jeune fille puisse ne plus se soucier de regards indiscrets.
Elle savait que ces escapades représentaient un certain danger, mais rien ne pouvait l’empêcher de retrouver Eugénie, pas même les regards appuyés de son père. Seuls Fanette et Olivier acceptaient de couvrir la jeune fille.

Isabelle tourna son regard de chaque côté, laissa passer une voiture crachant son épaisse fumée et traversa d’un pas souple la rue aux Anges. Cheminer loin des passants restaient la meilleure des discrétions et tournant dans la rue Philippe X aperçu au loin les grilles du jardin des plantes. Tirant dans une poche de son manteau une petite montre à gousset, la jeune fille jeta un œil aux aiguilles silencieuses. Eugénie devrait l’attendre quelques minutes encore, il lui fallait auparavant frapper à la porte d’une maison bien particulière.
Balayant la rue d’un regard bref, Isabelle frappa doucement au numéro 10 et attendit quelques secondes que le judas s’ouvre, dévoilant deux yeux perçants.


-Ah…votre altesse…un instant.

Les verrous cliquetèrent à l’intérieur et la porte s’ouvrit lentement, faisant place à un homme de taille moyenne, les mains tâchées d’encre, la barbe et le cheveu grisonnant. Isabelle découvrit son visage, ôta ses léger gants de soie et après avoir fait quelques pas dans le couloir tapissé de tentures orientales, se retourna vers l’homme sans un sourire forcé. Son regard ferme se planta dans le sien.

-Professeur, vos talents ont-ils pu accomplir ce miracle que je vous ai imploré de réaliser pour moi ?

Sa voix douce, empreinte d’une sensibilité particulière fit sourire le professeur. Il la conduisit silencieusement dans un salon étouffant, décoré de trophées de chasses coloniales et de portraits généalogiques.
Il attrapa un épais recueil dans la bibliothèque, et tirant ses lunettes, parcouru quelques lignes sous l’œil impatienté de la jeune fille.


-Votre altesse, j’ai pu trouver quelques pistes, mais hélas rien de miraculeux. Notre bon roi Philippe le Miraculé n’a donc pas d’égal ! Voici cependant une partie de ce que vous me demandiez. Il va sans dire que ce document est inestimable ; néanmoins, j’ai une confiance aveugle en votre altesse.

Il ponctua le tout d’un regard mielleux, et contre quelques pièces jetées sur le bureau, Isabelle sortit prestement de la maison ; rabattant son col autour de ses joues, elle poursuivit sa route, enfonçant le petit rouleau du professeur dans les poches de son manteau.

Le jardin des plantes se vidait petit à petit de ses visiteurs de soir et au loin, elle distinguait les silhouettes des veilleurs commençant leur ronde nocturne. Elle emprunta le petit pont surplombant un minuscule cours d’eau et bifurqua entre les statues végétales taillées dans les haies jusqu’à l’endroit du rendez-vous.
De dos, Eugénie de Baroeul ne pouvait voir arriver la jeune fille et après de longs jours s’en avoir pu échanger un seul mot en dehors du palais et de ses oreilles tendues, Isabelle n’avait qu’une hâte : parler enfin librement avec Eugénie.
Elle s’avança sans bruit et posa soudainement ses mains sur les épaules de la jeune fille, avant de lui faire face en éclatant d’un rire frais.


-Eugénie ! Cette semaine m’a semblée aussi longue qu’une année ! Raconte-moi donc tout : depuis dimanche où tu es venue prendre le thé jusqu’à aujourd’hui, où nous nous retrouvons enfin, comme deux espionnes, loin des regards indiscrets du palais !

Son cœur battait, ses yeux pétillaient et dans sa poche, Isabelle sentait le rouleau comme un poids qui pesait de plus en plus lourd.

-Dis-moi tout, ensuite je te montrerais ce que j’ai enfin pu obte…mais, s’arrêta la jeune fille, que t’es-t-il arrivé ? un mauvais accident ? Assieds-toi, ne reste pas debout !

Elle se dirigea vers le banc de bois abrité par les branches de l’immense saule qui surplombait l’étendue d’herbe rase et relevant sa robe, s’assit légèrement.

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Eugénie de Baroeul

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MessageSujet: Re: petite fugue au clair de lune...   Jeu 9 Déc - 13:57

Levant les yeux au ciel en quête de la grande ours, Eugénie remarqua une chauve-souris. Le petit animal volait à toute allure, obliquant tantôt à gauche et ensuite à droite avec aisance et rapidité. Et si la jeune femme devinait que le but était bien de se nourrir d’insectes nocturnes, elle devait bien admettre que le ballet volant qui se déroulait devant ses yeux avait quelque chose d’hypnotisant…

Suivant des yeux les boucles gracieuse qu’effectuait le petit animal, elle n’entendit pas son amie approcher, bien trop qu’elle était. Mais si elle ne l’entendit pas arriver, elle ressentit sa présence avec une cruelle lance de douleur dans l’épaule tandis qu’elle y avait posé les mains. La vague de feu qui lui traversa le dos lui rappela cruellement son accrochage avec le cavalier fou. Se mordant la lèvre inférieure, elle se contenta de sourire à Isabelle sans émettre le moindre son. Elle ne voulait pas donner l’impression à la jeune fille qu’elle allait mal et encore moins que c’était de sa faute. Après tout, elle avait été si surprise qu’en sursautant elle s’était très certainement tendue réveillant un hématome mal placé… Jusqu’ici elle n’avait eu mal nulle part, ça n’allait pas commencer maintenant. Si plus personne ne lui touchait le dos par surprise, il y avait de grande chance que la douleur se résorbe d’elle-même.

Reprenant son souffle, Eugénie sourit un peu plus franchement. Elle était si heureuse de retrouver son amie. Et ce en toute liberté, ce qui ne leur arrivait que trop rarement. Enfin, elles allaient pouvoir se parler sans utiliser de codes, de regards furtifs par-dessus l’épaule ou de murmures. Alors, ce n’était certainement pas cette blessure qui allait les arrêter. D’ailleurs, si Eugénie n’y pensait plus, elle ne sentirait probablement plus rien d’ici quelques minutes.


« Oh Isabelle ! Quelle plaisir de te retrouver ce soir… Cette semaine m’a semblée si longue… ceci dit, il s’est tout de même passé quelque chose de spécial… Mon frère est venu de me voir… »

En ces quelques mots, toute l’histoire de leur relation était palpable. En effet, s’il s’agissait bien de son frère au point de vue du sang, on ne pouvait pas dire qu’ils aient beaucoup de lien. Non, ils avaient juste, les mêmes parents. Enfin ça, c’était il y a peu car à présent, tous deux tentaient de rétablir un lien plus franc. Ce qui rendait la jeune femme très heureuse… Avec un large sourire et des yeux pétillants rien qu’au rappel du temps passé en compagnie du jeune homme, Eugénie reprit :

« Nous n’avons pas beaucoup de points communs mais je crois qu’avec un peu de temps nous pourrions vraiment devenir plus proche… »

Dire qu’ils n’avaient que peu de points communs était un euphémisme, presque dans la totalité de leur vision du monde, ils étaient opposés. Mais Eugénie était une jeune femme définitivement romantique et naïve. Elle prenait toujours le beau côté des choses et des personnes, et laissaient aux autres le soin de voir (s’ils le désiraient) le négatif. C’était une belle manière de voir le monde et elle essayait de s’y tenir le plus souvent possible.

Avec un large sourire, elle s’apprêta à continuer sur sa lancée et raconter en détail sa rencontre avec Charles, mais elle fut coupée par l’exclamation de son amie qui venait d’apercevoir sa blessure. Tournant la tête, Eugénie s’observa avec un peu plus d’attention. Ses jupons étaient déchirés des pieds jusqu’aux genoux et une tâche de sang semblait grossir telle une rose épanouissant ses pétales à hauteur de son genou droit. Quand à ses épaules, elles étaient couvertes d’éraflures et d’hématomes. Seule son avant bras droit semblait un peu plus blessé car trois larges entailles lui zébraient la peau. Surprise de ne pas s’être rendue compte plus tôt de son état, Eugénie obéit à son amie et la suivit jusqu’au banc qui se trouvait sous le saule.


« Ce n’est pas bien grave… Enfin il me semble… Je n’ai pas très mal. Mais il va falloir que je mette des longs gants pour que mes parents ne découvrent pas ça… »

Tournant son bras sous plusieurs angles, elle prit petit à petit conscience de son état. Ce n’était pas très beau à voir, mais la douleur était gérable. Elle avait déjà connu bien pire lorsqu’elle s’était enfuie de la pension où ses parents l’avaient envoyée. Là encore, c’était un e sortie nocturne dont elle avait gardé de très bons souvenirs et quelques cicatrices…

« Ce n’est rien, tu me connais… Juste un cavalier qui a croisé ma route… »

Croisé sa route ? A bien y réfléchir il lui avait plutôt coupée avec beaucoup de violence. Mais ça n’avait aucune importance. Eugénie était arrivée à bon port en vie et en pleine possession de ses moyens. Et à présent, elle avait hâte de connaître les raisons de leur présence en ce lieu…

« Mais dis moi plutôt, qu’allais-tu me raconter ? »
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Isabelle de Sérouville
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MessageSujet: Re: petite fugue au clair de lune...   Sam 11 Déc - 15:00

-Charles est venu te voir ?

Isabelle connaissait depuis bien trop longtemps les relations familiales qui unissaient la famille Baroeul pour être étonnée de cette rencontre. Jamais Charles, l’aîné, n’avait été aussi loin dans son cœur que sa cadette et son instinct féminin la poussait à conserver quelques distances.

-Que voulait-il ? S’il souhaite que tu adhères à ses idées, sache que je t’empêcherais par tous les moyens de le faire !

Malgré la véracité de ces paroles, Isabelle rit pour ne pas inquiéter son amie sur ses propres projets. Elle savait Eugénie moins encline à la suivre lorsqu’elle franchissait les limites imposées.
Elle posa une main rassurante sur le bras d’Eugénie.


-Mais s’il ne veut que voir vos relations plus proches, alors je te pousserais à le faire ! Je suis sûre qu’il serait capable de te pousser hors de ton joli monde !

La jeune fille lança un sourire franc à Eugénie ; toutes deux se connaissaient assez pour savoir ce qui leur était bénéfique. Comme un invisible lien qui les attachait l’une à l’autre, elles se complétaient mutuellement, se poussant l’une et l’autre à marcher dans un chemin inhabituel. Auprès d’Eugénie, Isabelle se sentait plus franche, plus décidée à se ranger et suivre les ordres paternels. Mais si leurs deux esprits se rejoignaient, rien ne pouvait ramener la jeune princesse sur un terrain moins glissant.

Ce goût du risque, malgré tous les efforts de son entourage, ne pouvait se tarir chez Isabelle.
Le piteux état d’Eugénie fit ramener la princesse à la réalité. Elle se leva d’un geste, contourna la jeune fille afin de juger de la gravité de la situation et le visage inquiet, observa son bras éraflé.


-Un gant, Eugénie ? Un médecin, plutôt !

Les yeux écraquillés, Isabelle ravala ses exclamations. Comment Eugénie pouvait-elle rester si paisible dans cet état ?! Elle savait son amie téméraire, mais elle ne pouvait faire fi des dégâts de sa robe, ni de son genou !

-Eugénie…je te connais, oui, mais cela n’enlève rien au fait que ton état nécessite un médecin !

Isabelle adopta cet air sarcastique habituel dont elle usait bien trop souvent pour obtenir un mot souhaité, une chose désirée.

-Mais…je suppose que tu as déjà en tête l’histoire que tu devras servir à ta mère afin de camoufler ton réel état ; je ne m‘inquiète donc plus, Eugénie. Mais crois-moi, je ne veux rentrer dans ce mensonge !

Elle soupira légèrement, atténuant ce petit ton hautain employé. D’un geste, elle ajusta sa robe et songea un court instant au rouleau soigneusement rangé dans une petite poche. Devait-elle le dévoiler dès maintenant à Eugénie ? C’eut été une trahison de le lui cacher la vérité, mais Eugénie pouvait être capable de lui interdire l’usage de ce document.
Une de ses idées piquantes lui vint à l’esprit et tournant un visage souriant vers Eugénie, lui proposa ses fréquents petits marchés.
Les yeux brillants, elle leva son index dans un geste professoral.


-Ma chère Eugénie. Faisons donc ces marchés que j’affectionne particulièrement. Tss, ne te récries pas encore, car celui-ci tiendra quelles que soient tes récriminations !

Un sourire vint ponctuer ce petit prologue et Isabelle poursuivit en extirpant le petit rouleau des tissus recouvrant la poche.
Entre le pouce et l’index de la princesse, le papier roulé séparait les visages des deux amies.


-Je te révèle ce que contient ce rouleau que je viens d’obtenir, si tu me révèles ce que ce cavaliers mystérieux t’a fait subir !

D’un geste sec, elle ramena dans le creux de sa main le papier et observa Eugénie, le regard amusé.
Elle détourna la tête, ôta consciencieusement ses gants de soie, sans se défaire de son ton assuré.


-Je sais que tu brûles d’envie de connaître ce qui est inscrit dans ce rouleau, tout autant que je brûle de connaître les raisons de ton piteux état !

De ses doigts fins, elle ôta le fil d’argent qui maintenait le papier et déroula soigneusement, laissant apparaître une écriture fine et penchée, datant certainement d’un siècle passé.
Plus les écritures apparaissaient, plus le cœur de la jeune fille battait. Elle déroulait en ce moment-même ce qui pouvait discréditer Alice de France, la reine-mère et ce diable de russe.

Combien de temps avait-elle cherché un tel document ? Elle ne pouvait le dire tant elle l’avait espéré, mais bien des doutes avaient surgis au cours des mois qui avaient précédé cette possession.
Isabelle ne pouvait livrer sa tante à l’opprobre du peuple ; malgré les liens de sang inexistants entre eux, elle restait à ses yeux la mère de Philippe, ce cousin dont les jeux d’enfant restaient liés aux siens. Cette femme avait connu le déshonneur, les calomnies de la part de son propre beau-frère.

Aujourd’hui, Isabelle restait hésitante, prise entre le souhait d’un père de la voir sa ranger et ses propres désirs. Mais une seule chose la faisait avancer sur ce chemin d’intrigues : Alice et elle ne possédait aucune goutte de sang commune. En Alice ne coulait aucun sang français ; le trône ne lui était destiné.

Devant le rouleau déplié, le cœur d’Isabelle bondit une fois de plus et la jeune fille leva des yeux triomphant vers Eugénie.


-Eugénie, tu as devant tes yeux une preuve que notre russe n’est pas aussi limpide et immaculé que le prétend la reine-mère.

Salir le père afin de salir l’enfant. Si quelques scrupules pouvaient animer les esprits les plus humbles, Isabelle n’en possédait plus. Elle dont la famille comptait plus de traîtres que d’innocent connaissait ce principe d’accusation filiale. Olivier ne devait son salut face au peuple qu’à son propre cousin le roi et elle-même n’avait l’acclamation de Paris qu’en ayant ce visage martyr de la rébellion d’un prince.
Son père, ses ancêtres étaient depuis de nombreux siècles les victimes d’âmes noires. Isabelle n’avait que trop subi cette situation pour savoir combien le peuple était malléable.


-A ton tour à présent ma chère amie de me dévoiler ce qui t’a mis dans un tel état ! S’il s’agit d’un amant éconduit, je ne peux que t’approuver de l'avoir fait!

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MessageSujet: Re: petite fugue au clair de lune...   Sam 8 Jan - 14:43

-Que voulait-il ? S’il souhaite que tu adhères à ses idées, sache que je t’empêcherais par tous les moyens de le faire !

A la réaction surprotectrice dont faisait preuve son amie de toujours, Eugénie ne put que sourire. Après tout, elle n’était pas complètement idiote et elle savait que le retour de son frère devait être accueillit avec beaucoup de précautions si elle ne voulait pas qu’il puisse profiter de sa naïveté légendaire. Mais cette fois, elle ne se laisserait pas avoir. Non elle voulait justement l’aider à s’ouvrir l’esprit, à peu à peu quitter ses jugements pour la rejoindre.

« Je n’en ai aucun doute. Je sais que comme toujours tu veilleras sur moi mais cette fois, je compte bien changer la donne ! C’est moi qui lui ferai comprendre qu’il se trompe. »

Peut-être présumait-elle de son pouvoir de persuasion mais elle était d’humeur optimiste. Ou peut-être qu’elle n’en aurait juste pas besoin. Ni elle, ni Isabelle ne pourraient être sûre de ce qui avait amené Charles à entrer en contact avec sa sœur. Peut-être avait-il simplement envie de retrouver une partie de sa famille… Et si tel était le cas, alors sa sœur l’accueillerait à bras ouverts.

-Mais s’il ne veut que voir vos relations plus proches, alors je te pousserais à le faire ! Je suis sûre qu’il serait capable de te pousser hors de ton joli monde !

Tirant la langue, Eugénie croisa les bras sur sa poitrine. Isabelle avait toujours été si franche, ne la ménageant pas sur son romantisme et sa naïveté trop grande. Mais rien n’y faisait, Eugénie croyait toujours aux contes de fées et elle attendait toujours le prince charmant de ses rêves qui l’emmènerait dans un monde où elle trouverait sa place.
Pourtant si entendre son amie la rappeler à la réalité était parfois difficile, Eugénie l’en remerciait toujours car elle en avait bien besoin. Elle ne voulait pas finir déçue de sa réalité car elle en avait trop rêvé. Et puis, avec Isabelle, elle reprenait les rennes de son avenir et parfois avec quelques risques bien sûr, elle vivait des aventures qu’elle n’avait même pas imaginé.


« Tu sais bien que personne ne pourras jamais me le faire quitter… Je crois que j’y suis née… »

Avec un petit sourire malicieux, Eugénie observa Isabelle qui semblait inquiète comme une mère poule qui aurait perdu un de ses poussins tandis qu’elle observait ses blessures. C’était assez amusant de la voir passer du stade de l’inquiétude, à celui d’effarement et ensuite d’irritation. Enfin ça l’était pour le moment car indéniablement ça finirait par virer à l’ingéniosité de l’esprit de son amie qui la ferait fléchir en quelques mots.

-Mais…je suppose que tu as déjà en tête l’histoire que tu devras servir à ta mère afin de camoufler ton réel état ; je ne m‘inquiète donc plus, Eugénie. Mais crois-moi, je ne veux rentrer dans ce mensonge !

Et bien, elle n’avait pas perdu de temps ! Bon, son état devait être plus grave qu’elle ne l’avait alors crut. Baissant les yeux sur ses éraflures, elle essaya d’imaginer par quel moyen elle réussirait à cacher ça à ses parents. Avec un soupir elle dut admettre que son amie avait une fois de plus vu juste. Surtout si elle refusait de l’aider à trouver une histoire valable aux yeux de quiconque.

« Très bien, j’irai voir un médecin dès ce soir. Mais je veux quelqu’un de discret. A présent, changeons de sujet… »

Eugénie prit l’un des rubans qui décorait sa chevelure et entreprit de l’enrouler autour de son bras. S’il ne l’aiderait pas à guérir, il avait au moins le bénéfice de cacher ses plaies aux yeux de son amie. Elle en avait assez des recommandes et savait que si elle en faisait pas attention, elle accepterait toutes les demandes d’Isabelle à propos de ses blessures dans le seul but qu’elle n’en parle plus. Or, elle n’aimait pas lui donner trop souvent raison. Question de principe… et d’orgueil !

-Ma chère Eugénie. Faisons donc ces marchés que j’affectionne particulièrement. Tss, ne te récries pas encore, car celui-ci tiendra quelles que soient tes récriminations !

Plissant les yeux avec suspicion, Eugénie s’apprêta à lui répondre quand elle vit son amie tirer un rouleau de ses vêtements. Immédiatement, Eugénie sut qu’elle ne refuserait pas le marché, bien trop curieuse de savoir ce dont il pouvait s’agir. Se mordillant la lèvre inférieure avec délice, elle ne quitta plus le rouleau de papier de yeux. Il y avait d’ailleurs de forte chance qu’il soit la raison de leur rencontre nocturne.

-Je te révèle ce que contient ce rouleau que je viens d’obtenir, si tu me révèles ce que ce cavaliers mystérieux t’a fait subir ! Je sais que tu brûles d’envie de connaître ce qui est inscrit dans ce rouleau, tout autant que je brûle de connaître les raisons de ton piteux état !

Surprise par sa demande, Eugénie planta son regard dans le sien. Il ne lui avait pourtant pas semblé que cette histoire intéresse tant que ça son amie. Mais après tout, qu’importe elle pouvait lui raconter la vérité en détails. De toute façon, Isabelle avait toujours été de son côté. D’un hochement de tête, elle donc son accord.
Ensuite, elle attendit en croisant les mains sur ses genoux. Dans un silence devenu palpable, elle observa la princesse dérouler le manuscrit. Il était évident qu’Eugénie en avait les primeurs car le regard plein d’espoir et de joie fiévreuse de son amie en disait long. Elle découvrait le document en ce moment même.


-Eugénie, tu as devant tes yeux une preuve que notre russe n’est pas aussi limpide et immaculé que le prétend la reine-mère.
A ces mots, Eugénie bondit sur ses pieds, il fallait qu’elle en sache plus. Qu’Isabelle lui explique ce qu’était ce document, son origine, ce qu’elle y avait découvert.


« Que veux-tu dire ? Explique-toi… »

Isabelle en avait trop dit pour ne pas continuer sur sa lancée… Mais à sa manière de lui demander de lui raconter ce qui lui était arrivé précédemment, Eugénie comprit qu’elle n’en saurait pas plus avant d’elle-même prendre la parole. Avec une petite moue de frustration, elle se rassit à sa place.

« Très bien je vais te dévoiler ce que fut en réalité cet accident… Mais ensuite, ce sera à toi de m’en dire plus. »

Se remémorant sa rencontre avec le cavalier, Eugénie soupira. Tom Wirts. Elle le connaissait pour l’avoir rencontré à des soirées donnée au palais. Ce garçon pompeux se croyait irrésistible et enchaînait aventure sur aventure. Elle le surnommait d’ailleurs en secret « le gigolo ». Depuis ces dernières semaines, il s’était mis dans l’idée de mettre Eugénie sur sa liste de conquête. Il faisait donc tout pour la rencontrer par le plus pur des « hasard ». Y compris la suivre partout, l’observer en secret et s’incruster chez elle grâce à la fortune et au renom de sa famille…

« Alors que je m’étais échappée avec brio de mes appartements, je suis sortie dans la rue. Tu me connais, l’art de la dissimulation coule dans mes veines lorsqu’il s’agit de m’enfuir de la maison familiale… J’avais bien la sensation qu’on m’avait observée depuis le début mais rien de très inquiétant. Tout allait bien jusqu’à ce que j’arrive à hauteur du palais du Louvre. C’est là qu’il m’a trouvée et qu’il m’est tombé dessus… Cet idiot de Tom Wirts me suivait à quelques rues d’écarts mais n’a pas pensé qu’ayu carrefour nous ne pouvions que nous croiser… »

[hj: Désolée, j'ai mis beaucoup de temps à te répondre mais d'ici une semaine, je serais à nouveau plus active et mes réponses seront un peu meilleure Embarassed ]
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Isabelle de Sérouville
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MessageSujet: Re: petite fugue au clair de lune...   Jeu 27 Jan - 16:35

Isabelle aimait trop les effets de surprise pour dévoiler d’un bloc ses petites manigances à Eugénie. Son air léger et amusé n’avait pour but que de la faire impatienter ou d’alléger ce début d’entrevue.
Femme de théâtre ? Isabelle ne l’était pas naturellement, mais ces petits effets, ces petites langueurs affectées étaient pour elle un jeu dans lequel elle se lançait aisément.
Elle ne répondit rien aux espérances d’Eugénie sur son frère. Charles était de ces âmes trop obscures à ses yeux, indéchiffrables et indéfinissables. Elle ne parvenait ni à le détester, ni même à l’apprécier tant le mystère qui enveloppait son caractère semblait aussi brumeux qu’une chape de brouillard.
La princesse sourit à son amie malgré ces blessures qui l’inquiétaient.


-Je t’aiderais pour ce médecin, Eugénie, lui répondit-elle d’un ton plus doux et assuré.

Elle observa silencieusement le manège de son amie, qui petit à petit, le ruban autours du bras, prenait l’air d’une femme pirate échappée de sa goélette. Elle ne pu s’empêcher de sourire à cette vision si éloignée de son amie.

Mais le sujet qui la préoccupait en premier lieu revint dès ce marché proposé. La curiosité d’Isabelle pouvait la pousser plus loin qu’elle ne voulait se l’avouer et elle cessa ces petites banalités pour plonger dans l’affaire qui primait sur toutes les autres. Elle surprit sans mot dire le regard avide d’Eugénie et sentit avec une petite excitation au ventre que son amie semblait aussi pressée qu’elle de découvrir l’entière information que contenait ce document.
Mais l’envie de jouer avec l’impatience d’Eugénie fut plus forte et touchant le point sensible, elle su que celle-ci se dévoilerait avant elle.

Tenant dans ses mains le petit rouleau, tel la carotte d’un âne, elle écouta le récit d’Eugénie. Sa voix douce contant cette histoire la fit aussitôt imaginer les plus grandes épopées romanesques et une chevauchée nocturne palpitante alors qu’Eugénie, enveloppée dans une mante sombre, se dissimulait aux yeux des indiscrets. La réalité fut plus sèche et brutale et surprit presque Isabelle qui s’était complu dans une très courte rêverie.


-Tom Wirts ? Cet idiot te suivait ?

Isabelle ouvrit les yeux, soudainement saisie d’inquiétude et se retourna afin de vérifier la tranquillité du lieu. Mais nulle ombre ne semblait être de trop et rassurée, elle pivota à nouveau sur le banc.

-Le principal est qu’il ne soit pas ici pour voir ce que j’ai donc à te montrer !

Elle leva à nouveau le petit rouleau, et le déroula dans un silence presque religieux. Que pouvait-il se passer à cet instant dans l’esprit d’Isabelle ? Bien trop de choses inavouables. Elle voyait l’explosion que pouvait produire ce document, elle voyait une nouvelle affaire s’étaler dans les journaux, un scandale que devrait étouffer sa tante. Isabelle ne voyait pas autre résultat que la chute de celui que la reine-mère louait, elle n’imaginait que cette usurpatrice d’Alice quitter enfin une place qui ne lui était du que par compassion.
Isabelle, du haut de tout son orgueil, ne pouvait imaginer que cette affaire se passa autrement.

Le rouleau s’aplatit entre les mains dégantées de la jeune fille et celle-ci le porta à ses yeux noisettes afin de s’éclairer de la lueur du réverbère. Une écriture brouillonne et courbée noircissait la feuille épaisse mais les lettres restaient déchiffrables.
Là, devant les yeux d’Isabelle silencieuse, oubliant tout ce qui l’entourait, se dévoilait ce qui pouvait éclater en scandale sur son moindre désir. Une lettre, ou plutôt une page d’une longue lettre, montrait aux jeunes filles ce qui avait jusque-là toujours été tu.


-Vois-tu, Eugénie, souffla Isabelle d’une voix basse, comme pour ne pas rompre ce silence sacré, tu as ici une véritable poudre à canon. Ecoute ceci, c’est une page de lettre :

« …nfin, sur le front Nord faisait face les régiments de Saint Petersbourg ; ces diables verts comme nous les appelons à présent ont ravagé les terres sibériennes sur ordre de leur caporal. Ils ont pillés, tués et massacrés cette population sans que nous puissions agir. Imanovicz, envoyé en conciliateur, nous a rapporté la brutalité du caporal ; son écoeurement était à son comble lorsqu’il nous a détaillé les tortures infligés à des prisonniers afin d’obtenir nos positions.
L’Armée de Moscou peut être fière, Igor, de notre uniforme bleu de ciel. Durant cette bataille, si la gloire ne nous a récompensés, notre honneur n’a pas été bafoué.
Après la tempête de glace qui stoppa enfin l’armée du front Nord et laissa la plaine recouverte de sang gelé, leur caporal fut décoré et nommé général de ses armées.

Je préfère fuir, Igor, face à cette injustice qui nous frappe aujourd’hui. Tu sauras peut-être que l’an… »


Ce caporal, Eugénie, c’est Davidoff. Ce même Davidoff, ce russe !


Les yeux d’Isabelle s’étaient soudainement éclairés de cette lueur bien particulière, dans laquelle se reflétait l’image de cet esprit aux rouages bien trop huilés par les complots. On pouvait y déceler cette envie de conspiration, voire de destruction qui y avait brillé quelques années auparavant.
L’on pouvait craindre cette lueur comme on ne pouvait y prendre garde, mais ceux qui fréquentaient depuis bien longtemps Isabelle ne pouvait que rester sur leurs gardes.

Isabelle se pencha vers Eugénie, excitée à l’idée que son amie puisse partager son sentiment sur cette lettre. Mais, prise dans ce plaisir de nuire, elle n’entendit pas le bruit de branche craquée qui résonna pourtant dans le parc silencieux.


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